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250 g de CO2, la limite pour installer une chaudière

Le décret interdisant l’installation de chaudières neuves fixe à 250 g CO2 / kWh la limite pour l’installation d’une chaudière neuve.
Suite à différents questionnements sur cette valeur de 250 g, le gouvernement a annoncé qu’il s’agit uniquement du calcul des émissions lors de la combustion et que la base carbone de l’ADEME pouvait servir de référence.

Le graphique ci-dessus reprend certains chiffres de cette base, le fioul domestique serait donc le seul concerné (de très peu). Une incorporation d’esters d’huile de colza à 10% pourrait suffire à faire passer cette énergie sous le seuil des 250 g.


Un fioul contenant du colza émet moins de CO2

Le colza comme toutes les plantes et comme le bois emmagasine le CO2 tout au long de sa croissance. Lors de la combustion, le CO2 emmagasiné est rejeté : le bilan carbone est neutre.

Si on utilise cette plante comme combustible, on peut parler d’une énergie renouvelable par opposition aux énergies fossiles que sont le gaz, l’uranium ou le fioul.

Dans un combustible liquide contenant 10 % d’ester d’huile de colza, on obtient donc ce calcul : On retire 10 % aux 266 g du fioul domestique, pour obtenir 239,4 < 250.

Les chaudières neuves destinées à utiliser les nouvelles énergies liquides de chauffage au colza peuvent donc être installées.

L’électricité en usage chauffage émet beaucoup de CO2

À noter que, toujours selon les chiffres de la base carbone de l’ADEME, l’électricité en usage chauffage totalise 178 g CO2 / kWh (avec une incertitude de 30% ce qui l’amène dans le pire des cas aux mêmes niveaux que le gaz ou les nouveaux fiouls).

Nous sommes bien loin ici du zéro émission, un radiateur électrique voir une PAC électrique sont quasi aussi responsables du réchauffement climatique que les autres énergies pour se chauffer, voir ici notre comparatif.

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