À moins d’habiter une maison passive, il y a fort à parier que vous ayez besoin d’énergie pour vous chauffer !

Si le critère écologique d’un mode de chauffage est aujourd’hui capital pour les français, l’aspect financier n’est pas en retrait, il compte tout autant dans le choix d’une énergie de chauffage (coût de l’énergie, coût du système de chauffage, aides disponibles et surtout isolation pour moins consommer).

Viennent ensuite les critères de confort, praticité, facilité d’entretien, pilotage à distance… Et enfin, dans le logement ancien, la problématique pour changer ou améliorer l’énergie de chauffage déjà présente.

Il est important de distinguer l’énergie primaire utilisée (fioul, gaz, électricité, soleil, biomasse) de la technologie présente dans la maison et qui utilise une ou plusieurs de ces énergies primaires (convecteur, PAC, chaudière…). Pour chaque énergie, il convient d’utiliser une technologie adaptée et récente (par exemple, une chaudière à condensation permet d’économiser 15 à 20% par rapport à la technologie précédente de la basse température).

Comparer les prix

Un comparatif des prix des énergies est disponible sur ce site à cette adresse, il compare les prix des énergies pour la même quantité d’énergie émise (100 kWh), il est de ce fait plus juste que certains qui ne comparent que des factures moyennes alors que surface et isolation peuvent beaucoup changer (par exemple les maisons chauffées au fioul sont plus grandes en moyenne que celles chauffées à l’électricité).

Comparer les émissions de gaz à effet de serre

Concernant l’aspect écologique, il est primordial de comparer les rejets de gaz à effet de serre de chaque énergie. Un graphique comparatif est consultable ici, il reprend les chiffres de la base carbone de l’ADEME. Attention, si la majorité des chiffres sont donnés avec une incertitude de 5%, l’électricité en usage chauffage affiche une incertitude de 30%.

Le calcul des émissions liées à l’électricité fait en effet débat, d’anciens chiffres de l’ADEME lui attribuaient même jusqu’à 600 gCO2eq/kWh soit plus du double que le fioul ou le gaz. On est donc bien loin du zéro émission que certains affichent (il ne faut en effet pas oublier de comptabiliser entre autres les centrales à énergies fossiles lourdement émettrices qui sont mises en route en hiver, ainsi que les déperditions sur le réseau et les émissions en amont).

L’électricité en usage chauffage

POUR
Aspect pratique de la PAC qui chauffe en hiver et rafraîchit en été.
EDF est majoritairement détenu par l’Etat français, son principal actionnaire.
Il est possible d’économiser en mettant en concurrence les fournisseurs.
CONTRE
Le nucléaire et la gestion des déchets qui divise les français.
Énergie la plus chère, les radiateurs « grille pain » sont fortement déconseillés.
Énergie qui peut paraître propre de prime abord, mais émissions importantes en hiver.
Prix qui vont immanquablement grimper dans les prochaines années (centrales vieillissantes, incertitudes sur les futurs moyens de production…).
La France est chaque hiver au bord de la panne électrique vu la consommation en croissance constante.
Abonnement à payer même en l’absence de consommation.

Le gaz de réseau

POUR
Ne nécessite pas de cuve.
Chauffage confortable.
Arrivée progressive de biogaz injecté dans le réseau.
CONTRE
Certaines communes ne sont toujours pas raccordées.
Abonnement à payer même en l’absence de consommation.
Énergie fossile polluante. Après le fioul, le gaz commence lui aussi a être décrié par l’État (RE 2020).

Le fioul

Le gouvernement a annoncé la fin du fioul, ses jours sont désormais comptés selon lui, cependant de nouveaux compétiteurs plus écologiques car à base d’esters d’huile de colza ont été admis par l’Etat et sont amenés à le remplacer.
POUR
Énergie en transition, les nouvelles énergies liquides de chauffage que certains commercialisent déjà sont nettement moins émettrices de CO2.
Pas d’abonnement.
Convient aux habitations de grande surface.
CONTRE
En attendant des énergies à base d’esters d’huile de colza généralisées à toute la France, le fioul émet plus de gaz à effet de serre que les autres énergies.
Nécessite de la place pour la cuve et la chaudière.

Le bois bûche et les granulés de bois

POUR
L’énergie bois est la moins chère et procure un confort certain.
Le bois est l’énergie qui émet le moins de CO2.
Pas d’abonnement.
Le poêle à bois ou à granulés est intéressant en appareil secondaire, limitant ainsi le coût et la consommation du chauffage principal.
CONTRE
Le bois émet des particules fines, il faut utiliser un foyer fermé et un appareil labellisé.
Il faut fréquemment alimenter le poêle ou la chaudière mais aussi vider les cendres.
Pour bien brûler et émettre moins de particules, le bois doit être sec.
Nécessite de la place pour le stockage du bois ou des sacs de pellets.
Coût très élevé d’une chaudière à pellets.

D’autres énergies moins fréquentes

Éolienne, Le prix d’achat reste élevé et la production d’électricité faible pour espérer un retour rapide sur investissement.
Panneaux solaires photovoltaïques en autoconsommation : L’investissement lié au coût du matériel, à son installation et à son entretien ainsi que le taux d’ensoleillement et l’orientation du toit sont à prendre en compte pour déterminer l’éventuelle rentabilité de ce système (attention aux arnaques).
Cheminée à éthanol : Il s’agît d’un système qui chauffe peu et consomme de l’oxygène (nécessite une pièce aérée), très belle esthétique en revanche pour réchauffer l’ambiance d’une pièce.
Le gaz propane en citerne : Énergie très chère et plus polluante que le gaz de réseau, il est préférable de passer à une autre énergie plus économique.

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